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Université du Québec à Trois Rivières
Trois-Rivières, QC, G8Z
Canada

A wide overview of the art research and creation of the French Canadian Philippe Boissonnet. Art holography, digital photography, interactive installation, photo-performance, drawings, and more

Textes réflexifs / Auteur : Philippe Boissonnet

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2017  - La résilience intégratrice du papier en art actuel, du prénumérique au périnumérique, Philippe Boisonnet, dans l’ouvrage collectif «Territoires du métissage (Réflexion sur la recherche-création», édition Groupe URAV / UQTR. P. 85-90

 

Résumé: Ce texte interroge la force de résilience de la trace imprimée sur papier alors que nous sommes en pleine immatérialité des images. À partir de quelques références typiques de la période prénumérique des pratiques en art de la communication (Copy Art, Fax Art, Mail Art), je soulignerai comment certaines de leurs dimensions esthétiques et conceptuelles apparaissent maintenant comme autant de signes avant-coureurs d’une esthétique du métissage des médias de l’image numérique avec ceux de l’image non numérique. Dépassant la simple nostalgie, ces pratiques en art actuel préfèrent le papier à l’écran alors qu’elles s’inspirent pourtant de l’esthétique du codage numérique et de ses structures logiques. Il en est ainsi des effets de réseautage, de perte des sources, de fragmentation pixellisée des formes, ou de partage ouvert des données. Les recherches actuelles du groupe URAV, avec le projet en création « Les trois Amériques » en particulier, en font partie.


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2016 - L'ambivalence spatio-temporelle des images holographiques : une esthétique paradigmatique de la lumière, Dans «Ambivalences de la lumière : expériences, théorisation, représentations», (Beaufort C. dir.). Collection EFM. Pau : éd. PUPPA, France. P. 209 - 228

Résumé: Un flux optique à double sens... À partir de la lumière se bâtit toute une conception de l'histoire du monde, nous raconte la Genèse biblique. La lumière émerge d'abord du chaos pour se séparer de l'obscurité, faire apparaître distinctement le ciel et la terre, et nous aider à sortir de l'indifférencié, c'est-à-dire de l'imperceptible et de l'inintelligible. Selon cette conception cosmogonique, la fonction primordiale de la lumière semble surtout être de séparer, de nous conduire à dissocier (autrement dit : voir clairement) et bien sûr à distinguer entre le « bien », généralement solaire, et le « mal », nocturne. Or si la lumière est « ce qui porte au visible le " jusque-là-laissé-dans-l'ombre " des objets, des espaces et des personnes 2 » (Sicard, 2000), la lumière est aussi pour tout plasticien ce qui aide à différencier la forme du fond, la ligne de la surface, les différentes couleurs de la matière, et de façon générale, l'invisible du visible. Elle nous permet, en transitant par notre système cortico-visuel et en se combinant aux informations kinésiques et haptiques, d'interpréter à distance la différence entre le proche et le lointain, le plan et le volume, par exemple grâce aux indices d'ombre portée. Mais la lumière, à elle seule, n'est ni le monde visible ni la vision en soi (Merleau-Ponty, 1964)....


2016 - Le lointain du monde, si proche soit-il, dans ARCHÉE revue de cyberculture et arts médiatiques

Résumé: On connait depuis longtemps le but initiatique du voyage - s’éloigner de soi-même et de ses origines afin de mieux comprendre ce qui nous définit - mais maintenant, à force de faire voyager notre regard dans le lointain sidéral et de nous regarder à partir du point de vue extra-terrestre, nous nous sentons appartenir tous à une Home Planet qui, par ricochet, nous fait sentir plus responsables de la manière dont va le monde. Ancré à mon propre acte artistique qui, depuis 1992, interroge l’image géopolitique et géospatiale de la planète en tant que forme de visualisation de notre rapport au monde, ce texte recontextualise l’analyse que le géographe et historien, Denis Cosgrove, a proposé de deux images emblématiques de la Terre vue de l’espace (Earthrise, 1968), et Blue Marble, 1972) […]


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2015 - Désir d’effet holographique et inachèvement du regard, dans ARCHÉE revue de cyberculture et arts médiatiques

Résumé: Les artistes ont exploré l’holographie, comme système de représentation, dès la fin des années 60. Mais, encore aujourd’hui, l’analyse esthétique de cette forme d’imagerie spatiale basée sur l’interférence et la diffraction lumineuse reste peu développée. Les ambiguïtés perceptuelles de ce type d’images, dues à leur opacité lumineuse, leur présence fantomatique à la fois haptique et visuelle ou leur expansion perspective hors de la surface du support, finissent par créer une catégorie esthétique en soi. Ces images, qui continuent à déranger et fasciner à la fois, apportent effectivement bien autre chose que leur supposé réalisme tridimensionnel photographique : elles apportent une esthétique de l’effet holographique. On la retrouve de plus en plus disséminée à travers divers genres artistiques, en arts plastiques et médiatiques, en arts scéniques et théâtre optique, en présentation muséologique, et bien sûr dans le cinéma de science-fiction en 3D […]

(Version anglaise disponible)


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2012 - The shifting appearance/disappearance of holographic images and the dynamic ontology of perceptual and cognitive processes. Dans les actes du colloque du ISDH 2012 (International Symposium on Display Holography), Journal of Physics : Conference Series, vol. 15.

Abstract: The French philosopher M. Merleau-Ponty captured the dynamic of perception with his idea of the intertwining of perceiver and perceived. Light is what links them. In the case of holographic images, not only is spatial and colour perception the pure product of light, but this light information is always in the process of self-construction with our eyes, according to our movements and the point of view adopted. According to the aesthetic reception of a work of art, Holographic images vary greatly from those of cinema, photography and even every kind of digital 3D animation. This particular image’s status truly makes perceptually apparent the “co-emergence” of light and our gaze. But holography never misleads us with respect to the precarious nature of our perceptions. We have no illusion as to the limits of our empirical understanding of the perceived reality. Holography, like our knowledge of the visible, thus brings to light the phenomenon of reality’s “co-constitution” and contributes to a dynamic ontology of perceptual and cognitive processes […]


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2006 - From Mother Earth to Child Earth perception of our Planet. Synthèse de la conférence donnée au colloque Expanding the Space, organisé par OLATS à «Octubre Centre de Cultura Contemporania».

Abstract:  How this move in symbolic representations of Earth has influenced my artistic creation in the last decades? First of all, I will introduce images of 2 majors artworks that I created in holography/light installation ("The Awareness of Limita: Gaia and Galileo", 1993). I will discuss how it lead me to shape a poetic awareness about our urgent need to construct a new collective conciousness of the Earth and its evolution. A conciousness which would have to go through terrestrial representation of a fragile, delicate and unstable Globe. Something to be protected as an entity being part of us, as for a child being inside a mother belly, and no more as being the Mother of everything (the archaic Gaia). Protected or controlled? Strangly, all this new perception is bringing a new change: a change of attitude in the philosophical point of view that we are used to develop in our relationship to the terrestrial Globe. A point of view from inside. Not a geo! 


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1995 - Ceci n'est pas une copie, Philippe Boissonet, dans l’ouvrage «Esthétiques des arts médiatiques (tome 1)», POISSANT Louise (sous la dir.). Presses Universitaires du Québec. P. 101-105

Résumé: Si le Copy Art est né dans l'esprit des révoltes sociales où on le percevait alors comme «the most democratic and spontaneous form of our time», l'explosion générale de la micro-informatique qui suivit aura probablement contribué à estomper cette position. Une mutation s'opère et, dans les années 1980-1985, nous entrons alors dans l'ère de la copigraphie et de l'électrographie numériques au même titre que se sont développées sans doute la photographie et la vidéo numériques.
« Copigraphie » et « électrographie » sont en effet les deux termes qui correspondent le mieux maintenant à l'état de cette forme d'art, en attendant bien sûr qu'un autre terme, plus global, qui permette de mieux définir les œuvres produites non seulement sur les copieurs, mais aussi à partir des imprimantes en tout genre. Ainsi que le suggérait en 1992 l'artiste Georg Mülheck, ne pourrait-on pas parler de « datagraphie » ?


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1993 - Artiste en résidence : un circuit ouvert / Artist in residence : an open circuit, Philippe Boissonnet, dans le catalogue d’exposition collective «Copies non conformes», éd. Le Centre Copie-Art, Montréal. P. 19-23 

Introduction: En 1987, profitant de l'intérêt soulevé par l'exposition Médium: photocopieur, le Centre Copie-Art inaugura le premier programme (canadien) d'Artistes en résidence spécifiquement consacré à la recherche copigraphique et électrographique. Celui-ci permit d'inviter une dizaine d'artistes québécois, allemands et suisses à venir explorer le potentiel expressif et plastique de ces équipements: photocopieurs analogiques et numériques Canon, Sharp et Xerox'"'. Depuis, le jeune Musée International de l'Électrographie, à Cuenca (M.I.D.E.), lui a emboîté le pas en créant son propre centre de recherche et de création [...]. Bien que le point focal de ces ateliers ait été essentiellement construit autour du thème de l'exploration libre, il m'avait toutefois semblé important, dans l'optique de la copigraphie telle que définie par Monique Brunet-Weinmann [...]


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1989 - Holography and the Imaginary Double, in Leonardo : International Journal for the Arts, Sciences and Technology, special issue No 22, Vol. 3-4, Berkeley

Abstract: The kinship that holograms have with hallucination and mirage leads the author to a theoretical reflection on the imaginary Double as related to the image of the body. This correspondence to the archetype of human thought is one of the main formal specificities of pulsed holography, besides of course the illusion of the third dimension. The author uses this correspondence as a means of discussing the contemporary tendency of art and culture to reduplicate themselves, thereby almost creating their own imaginary Doubles.


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1984 - L'irreprésentable du corps, dans «Cahiers des Arts Visuels du Québec No 20», Montréal. P. 15-19

Résumé: La représentation qui prend pour objet le corps même de celui qui représente ne peut faire autrement que d'exprimer et de souligner le dilemme insurmontable qu'il y a dans l'incompatibilité d'un désir de se mettre en présence de soi-même et d'être présence-en-soi [...] L'imbrication indémêlable d'un corps-objet et d'un corps-sujet donne à celui qui essaye de s'auto-représenter une consistance confuse, floue, mouvante et insaisissable [...] Je me passionne pour cet instant qui hésite à faire chavirer l'éphémère dans le durable, la présence dans l'absence. Intervalle qui révèle un espace trouble du corps où l'intelligible perd pied. Zone mouvante et insécure de l'être qui touche à l'absurde et peut-être à la mort; c'est l'irreprésentable de celui qui essaie de mettre devant lui ce qu'il a en lui […]


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1982 - L'émergence d'un art reprographique?, dans «Cahiers des Arts Visuels du Québec No 14», Montréal. P.17-22

Introduction: Me promenant dans Montréal, alors que j’étais fraîchement arrivé de France, je découvris la galerie Motivation V et son centre de recherche xérographique : une seule photocopieuse Xerox, une location coûteuse et une technique fragile…, mais largement de quoi aiguiser la curiosité et avoir envie de l’expérimenter. Modèle fixe ou mouvant, image, objet, corps ou même lumière… 3 sélections de couleurs, quelques secondes, et l’on passe de la conception à la réalisation de l’image. Facilité déconcertante ou même décevante diront certains. Je n’ai pas voulu m’arrêter à de simples constats si radicaux et j’ai préféré interroger cette nouvelle pratique artistique afin de mieux restituer ses qualités ou ses faiblesses, ses ressemblances et dissemblances avec les autres techniques de reproduction en multiples exemplaires.

(Version anglaise disponible)